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France Europe (r)Action

Jean Garat

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Super Rafale F5 : l’a-t-on inventé pour répondre aux besoins de nos armées ou pour satisfaire le lobby industriel, Dassault en tête, au nom de la pseudo autonomie stratégique ?

Il y a quelques mois encore nos politiques, militaires et industriels en étaient tous convaincu : il nous fallait absolument le SCAF, un chasseur de nouvelle génération furtif, pour succéder au Rafale à partir de la décennie 2040.

Et suite à l’échec pathétique du programme SCAF, en tous cas le plat principal à savoir le chasseur luis même, hop, comme par magie, subitement le Rafale est super et on va pouvoir le garder jusqu’en 2060. Vraiment ?

Bien que je ne prétende pas être un expert en aéronautique, je dirais que je suis quand même un amateur du sujet et à ce titre j’ai lu beaucoup d’articles sur le sujet du Rafale F5 ces dernières semaines. En connectant toutes ces lectures et en prenant quelques minutes de réflexions, j’en arrive à me poser sérieusement plusieurs questions fondamentales :

  1. Le Rafale F5 répond-il avant aux besoins des nos armées, ou n’aurait-il pas été inventé plutôt pour satisfaire le lobby Dassault et associés au nom d’une prétendue souveraineté ?
  2. En particulier un avion non furtif aura-t-il encore sa place sur le champ de bataille dans 10 ans er plus et en particulier pour les missions offensives, dissuasion nucléaire incluse, face à des flottes adverses furtives ?
  3. Et le concept de drone « loyal wingman » à 100M€, soit le prix d’un chasseur, n’est-il pas tout simplement totalement absurde dès le début ?

Et du coup j’en viens à envisager qu’il faille ouvrir les yeux et préparer un plan d’action réaliste et pragmatique, incluant entre autres :

  1. L’abandon immédiat du programme de (soit disant) super Rafale F5 qui ne semble exister que pour occuper les ingénieurs de Dassault
  2. Accepter que nous n’avons pas les moyens de développer un programme purement national (même avec les EAU, enfin quel déclassement que de n’avoir plus qu’eux comme potentiel partenaire…) et nous raccrocher tant qu’il est encore temps au programme européen phare, a priori le GCAP, avec pilotage par Airbus
  3. Et comme Dassault aviation semble être le méchant petit canard qui ne veut pas que cela arrive – logique de son point de vu entreprise – ne pas lui laisser d’autre choix que de se faire absorber par Airbus pour enfin avoir un vrai champion européen, champion dont la France sera d’autant plus l’actionnaire de référence.

Shoking isn’t it? Je m’explique

Première observations : quels enseignement peut-on tirer des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ? Que les temps ont changé et qu’il n’est plus possible d’assurer une suprématie aérienne façon OTAN, telle qu’elle fut démontrée lors de la première guerre d’Irak par exemple.

La guerre en Ukraine a montré que les défenses anti-aériennes ont pris l’avantage sur les avions attaquants, à tel point qu’on ne voit ni avions ukrainiens au dessus des forces russes, ni même et surtout d’avions russes au dessus de l’Ukraine et alors même que ces derniers ne sont plus ravitaillés en missiles occidentaux, ni par les US ni par l’Europe (qui a bon dos de critiquer Trump alors qu’en plus de 4 ans de guerre elle n’a toujours pas passé de commandes subsentielles de SAMPT, ni pour ses propres forces ni pour subvenir aux besoins de l’Ukraine).

La quelques avions dont dispose l’Ukraine, dont une petite trentaine de F16 et quelques mirages 2000, sont utilisés pour des missions « bas de gamme » pour abattre des drones essentiellement ou servir de tremplins à bombes planantes, loin du front et des défenses anti-aériennes ennemies. Et pour le coup un avion d’ancienne génération fait très bien ce boulot, pas besoin d’un machin multi-rôle à plus de 100 millions d’Euros l’unité.

Un des 4 à 6 (nombre classé défense car un peu embarrassant) Mirages 2000 livrés par la France à l’Ukraine

J’ajoute d’ailleurs que la prétendue vente de Rafale à l’Ukraine illustre bien la mise en avant des intérêts industriels avant ceux de défense. L’armée ukrainienne n’a pas besoin de 100 Rafales au delà de 2030 (à moins que les 16 premiers ne soient prévus d’être prélevés dans le maigre parc de l’armée de l’air, comme cela a déjà été fait pour la Grèce et la Serbie ?). Elle a besoin de missiles et d’obus pour ses Mirage 2000 et F16, et maintenant !

Conflit iranien : Les attaques lancées par les US et Israël contre l’Iran par contre démontrer qu’une forte – si ce n’est totale – supériorité aérienne, peut-être obtenue par une combinaison d’avions furtifs et d’appareils plus classiques.

En clair le rôle des F35 de fabrication américaine pour supprimer les défenses anti-aériennes iraniennes au début du conflit a été prépondérant. Ils ont fait le ménage avec une efficacité incroyable, en ne subissant aucune perte, alors mêmes que la défense en face était sérieuse, tout en restant incomparable avec ce que les Chinois et même les russes pourraient opposer.

Et ensuite, une fois le ménage fait, ce sont les bons vieux F16, F18, F15, de la génération antérieure au Rafale, plus proches du Mirage 2000 donc, qui ont fait le boulot.

Les vidéos partagées par les services de communication des forces américaines – cf. exemple ci-dessous – montrent d’ailleurs typiquement la mixité de la flotte aérienne de l’US NAvy composée de F18 Super Hornet – en gros l’équivalent du Rafale Marine et de F35 furtis plus récents.

Un avion de combat est en approche d’un porte-avions, avec d’autres avions stationnés sur le pont.
https://www.centcom.mil/MEDIA/VIDEO-AND-IMAGERY/VIDEOS/videoid/1021582/dvpmoduleid/37619/dvpcc/false/#DVIDSVideoPlayer37619

On est donc à l’opposé du concept du Rafale, avion polyvalent capable de tout faire. On est au contraire sur des forces aériennes à deux vitesses : une fraction d’avion furtifs de 5ème génération, complétés par une majorité d’avions plus anciens, plus simples et donc moins chers, qui prennent le relai sur les missions moins délicates de classique défenses aériennes ou anti-drones / missiles de croisières ou de camions à bombes.

Je mets de côté les avions stratégiques type B52, B1B, B2 dans la mesure où seuls le Etats-Unis peuvent se payer un tel arsenal. Pour autant le concept reste grosso-modo valide : un petit nombre de B2 furtifs de dernière génération, complétées par des B1 dont la conception remonte aux années 80, à la fin de la guerre froide, et même de B52 largement amortis mais qui bien que datant des années 60 rendent encore de sacrés services.

Flotte de bombardiers stratégiques américains – pas d’équivalent en Europe – dont les différents types ont entre quelques années et 60 ans d’âge, preuve de la validité du concept de flottes mixtes tant en termes d’âge que de (non) furtivité.

Je mets également en référence un rapport de l’IFRI « The Future of Air Superiority » de janvier 2025 dans lequel des pilotes admettent les limites d’un avion non furtif dès maintenant et encore plus dans le future.

https://www.ifri.org/fr/etudes/lavenir-de-la-superiorite-aerienne-maitriser-le-ciel-en-haute-intensite

Extraits (écrit par des pilotes de Rafale) :

“French pilots, who regularly participate in joint exercises against fifth-generation fighters, acknowledge that ‘combat missions against stealth aircraft in the Rafale are very difficult to win with the current state of sensors’.”

“While radar stealth alone does not guarantee air superiority, it remains an undeniable advantage, especially in high-threat scenarios, unless one is prepared to accept high-risk, low-altitude penetration missions.”

“In the event of a high-intensity conflict alongside Western allies, the French fighter fleet could be relegated to a supporting role behind fifth-generation platforms, forming part of a two-tier air coalition.”

“By 2035, the Rafale F5 will be confronted with distributed, multi-layered IADS (Integrated Air Defense Systems), supported by airborne early warning and surveillance assets, whose combined performance will make penetration extremely difficult, even at very low altitudes.” (NDLR, dissuasion nucléaire incluse)

Deuxième observation que font les autres pays, alliées ou adversaires : et bien ils suivent cette tendance.

Comme montré par mon cousin dans un post sur LinkedIn dont je reprends le tableau ci-dessous, nos principaux alliés européens mettent en œuvre des flottes à deux vitesses :

  • Allemagne avec à terme une cinquentaine de F35 et plus de 150 Eurofighters, dont elle vient d’ailleurs de passer une nouvelle commande, preuve qu’il ne faut pas les opposer l’un à l’autre.
  • Grande Bretagne avec des F35 à décollage court pour ses deux portes-avions et pour sa dissuasion nucléaire
  • Danemark qui a confirmé sa commande de xx F35 en complément de ses xxx
  • Canada qui est en train de murir sur une flotte composée pour 2/3 environ de Grippen suédois et de F35 américains
  • Etc.
Le tableau ci-dessous montre que les grandes et moyennes puissances alliées se dirigent toutes vers un mix d’avions furtifs et non furtifs… sauf la France

J’entends déjà des voix accusatrices me rappeler le principe d’indépendance stratégique. Vaste sujet. Mais à l’heure où l’Europe importe encore du gaz de Russie, où Airbus n’a qu’une unique source de Titanium pour faire ses avions, Eurofighter inclus… russe justement et où tous les pays dépendent des terres rares chinoises, des hydrocarbures du golfe ou des puces fondues à Taiwan, elle me fait rigoler cette pseudo indépendance stratégique.

L’industrie semble avoir une vision plus pragmatique du sujet : comme on ne peut pas tout contrôler, c’est impossible, le mieux que l’on puisse faire c’est de diversifier ses sources.

Et c’est exactement ce que font les pays cités ci-dessous : certes avec le F35 je m’expose aux caprices de l’oncle Sam. Mais en attendant c’est le meilleur avion disponible sur le marché car furtif, intégré etc. et mieux vaut pour nos armées un très bon avion avec quelques risques de dépendance qu’uniquement des avions de second rang.

Bien sûr il faut créer des concurrents au F35. C’était justement la mission du SCAF. C’est exactement ce que sont en train de développer les Britaniques, Italiens et Japonais avec le GCAP… peut-être bientôt rejoins pas les Allemands, Indiens et autres.

La France se retrouve donc isolée, trop orgueilleuse pour vouloir monter à bord du programme GCAP, trop pauvre pour pouvoir se financer un nouvel avion à elle s

Certes rejoindre le GCAP voudrait dire faire passer Dassault dans le giron d’Airbus. Mais alors quoi, où est le problème ? On dit qu’on a besoin de champions européens. Pas nationaux. Et donc de mon point de vue ce serait une excellente chose de faire grossir Airbus dont la France reste par ailleurs l’actionnaire de référence avec l’Allemagne.

Troisième observation : Dassault ne se foutrait-il pas de notre gueule ?

La France se retrouve donc isolée, trop orgueilleuse pour vouloir monter à bord du programme GCAP, trop pauvre pour pouvoir se financer un nouvel avion à elle s

Certes rejoindre le GCAP voudrait dire faire passer Dassault dans le giron d’Airbus. Mais alors quoi, où est le problème ? On dit qu’on a besoin de champions européens. Pas nationaux. Et donc de mon point de vue ce serait une excellente chose de faire grossir Airbus dont la France reste par ailleurs l’actionnaire de référence avec l’Allemagne.

Dassault qui a bien compris la situation – lui – a immédiatement dégainé son standard F5, super-Rafale accompagné de son super drone loyal wingman, à grands coups de communications dans la presse.

Je me demande quand même s’ils ne nous prend pas pour ces cons. Sans être un super spécialiste – c’est peut-être cela qui me sauve justement – je ne vois pas bien la logique d’avoir un avion pas furtif qui accompagne un drone furtif, ou l’inverse. Soit ils volent ensemble et alors c’est débile. Soit ils ne volent pas ensemble… et alors on a pas besoin du Rafale. Comme les ukrainiens, russes, houthis, iraniens nous le prouvent tous les jours, les drones sont de grands garçons, ils n’ont pas besoin d’être accompagnés pour aller travailler !

Qui plus est le concept même de drone comme un mini avions de chasse qui va lancer ses missiles et revient à la base me paraît lui-même douteux. Surtout si le drone en question coute 100M€ !!!
On peut directement lancer les missiles sans passer par la case drone. Ca ressemble à un deuxième arnaque de Dassault qui serait capable d’inventer un drone… au prix d’un F35. Et s’il est si bien que cela le drone on a qu’à lui mettre un pilote dedans et on a un chasseur de nouvelle génération.

Bref ça ne tient pas debout. L’Essentiel de l’Eco https://lessentieldeleco.fr/ qui suit le dossier de manière précise et pertinente depuis de nombreux mois se posait déjà les bonnes questions il y a 6 mois – avant l’abandon officiel du programme SCAF – sans oser en tirer les conclusions politiquement incorrectes auxquelles j’arrive)

https://lessentieldeleco.fr/6280-le-rafale-f5-sous-traitera-sa-survie-a-un-drone-furtif/

Que les politiques tombent dans le panneau n’est hélas pas surprenant. Les Macron, Lecornu et autre Vautrin sont incultes, pensent d’abord aux emplois, à cette pseudo souveraineté plutôt qu’aux besoins des armées auxquels ils ne s’intéressent pas sérieusement, aveuglés qu’ils sont par leur autosatisfaction d’être « une puissance dotée » (ndlr possédant l’arme nucléaire) alors que je me sus déjà exprimé sur la triste inutilité de ce couteux objet d’orgueil.

Mais que les militaires tombent aussi dans le panneau cela m’étonne plus. Ce sont en général des gens biens : honnêtes, engagés, fiers de leurs armes et de notre histoire. Mais justement peut-être un peu trop fiers pour avoir un esprit critique, peut-etre un peu trop tournés vers les traditions pour regarder le monde tel qu’il devient. Et peut—être bien contents de pouvoir se cacher derrière cet anachronique devoir de réserve pour ne pas avoir à dire tout haut ce qu’une minorité éclairée pense tout bas.

Bordel, de Gaulle, que ce soit dans les années 30 quand il a écrit vers l’armée de métier, ou en 40 quand il a continué le combat, ne s’est heureusement pas tenu à ce devoir de réserve qui d’ailleurs n’existait pas à l’époque, pas plus qu’ils n’existe dans les autre pays. Nos institutions ne semblent plus capables de se remettre en question et de s’attaquer à ce qui ne marche pas. Dans l’éducation il a fallu les tests Pisa venu de l’étranger pour nous forcer à ouvrir les yeux. Hélas il n’y a pas de Pïsa des militaires. Nous faudra-t-il subir une nouvelle humiliation sur le terrain pour en tirer des conclusions tardives. Un peu de courage messieurs et mesdames les miliaires lucides.

Alors que devons nous faire ?

Tout d’abord de quoi la France aurait-t-elle besoin ?

En observant ce qui se fait autour de nous et en intégrant les particularités françaises d’avoir un porte-avion et une composante aérienne de sa dissuasion nucléaire, j’en arrive à un panachage entre plusieurs composants :

  • Une majorité de Rafales aux standard F3 et F4, voire des Mirage 2000, pour les missions classiques. Donc je ne mets pas tout à la poubelle loin de là.
  • Un avion furtif, équivalent F35A, pour la dissuasion nucléaire et pour les missions de pénétration du territoire ennemi, car enfin prétendre dissuader avec un avion qui a une chance sur deux de se faire descendre avant d’avoir balancé son missile c’est pas terrible. Cela peut attendre un peu, mais pas 2060 et le Rafale F5 ne sera pas capable d’assurer ces missions. Donc plus vite on se met au travail dans le cadre d’un programme transnational, le mieux.
  • Une cinquantaine de nouveaux avions pour notre futur porte-avion. Car personne ne semble s’intéresser au fait que les Rafale Marine actuels, auront épuisé leur potentiel d’heures de vol à peu près au moment de l’entrée en service du fameux « France Libre ». Tous fiers que nous sommes de ce nouveau « flag ship » on en oublie juste à quoi il sert. Pour dire les choses autrement, soit on se paie les avions qui vont avec le porte-avion, soit mieux vaut abandonner ce programme perstigieux mais pas vraiment adaptées aux priorités européennes des prochaines décennies Encore un exemple où nous faisons quelque chose pour le prestige, pas pour les besoins urgents.
  • On pourrait d’ailleurs envisager, comme les Britishs, de se contenter de 2 ou 3 douzaines de F35B, ma version qui peut décoller d’un navire non équipé de catapultes. Moins cher, plus rapide et plus polyvalent…
  • Un gros potentiel de drones et missiles d’attaque dans la profondeur, qui font mieux et moins cher et surtout moins risqué le boulot d’attaque de la responsabilité des Rafale, plus adapté pour cela. Mais surtout pas les drones à plusieurs millions d’Euros. 100,000 Euros maximum. Cf. lien ci-dessous
  • Une défense anti-aérienne terrestre crédible, car là aussi c’est plus efficace et moins cher qu’une composante aérienne. Désolé les chevaliers du ciel, métier fantastique s’il en est – mais de même qu’on a arrêté d’utiliser les chevaux dans la cavalerie, l’avion devient également inadapté dans le contexte moderne. Il est désolant d’ailleurs que près de 5 ans après l’invasion de l’Ukraine par les Soviets, MBDA ne produit même pas 100 missiles anti-aériens de la famille ASTER par an, faute de commandes. La France doit en recevoir 30 à 40 par an, alors que l’Ukraine en a besoin de 300 par mois pour sa défense contre les missiles balistiques seuls. Et là pour la coup MBDA est une boîte européenne qui a une bonne technologie. Il faut juste passer de la production échantillonaire à la Vuiton à un truc un peu plus industriel !
  • Le tout complété par un dense réseau de satellites de communication – type StarLink – et d’observations, si possible européens bien sûr.

La bonne nouvelle est que si on arrête le développement du F5 et qu’on se range sagement sur le GCAP on économise un paquet de millions que l’on peut investir sur les moyens ci-dessus.

Donc voilà, on a un plan d’action dont je vous fais le résumé :

  • Abandonner le standard F5 et rejoindre le programme européen GCAP
  • Diluer Dassault aviation dans Airbus et avaler notre pilule de fierté nationale au profit de la carte européenne qui est la seule qui puisse gagner
  • Garder tout ce qui vole, Mirage 2000 bien sûr voire F1 s’il en existait encore, pour des missions basiques mais indispensables
  • Commander quelques Rafales supplémentaires standard F4 pour par exemple remplacer les plus usés de l’aéronavale
  • Si j’étais provocateur – et je le suis – je suggérerais de commander une douzaines de F35 pour tester le concept furtif et se donner des capacités de frappes dans la profondeur. Pas un gros risque et une belle opportunité d’apprendre et de coopérer avec nos alliés.
  • Passer de vrais commandes d’Aster / SAMP/T NG pour vraiment défendre notre territoire contre les menaces les plus sévères à savoir les missiles balistiques et de croisière ; et aider l’Ukraine via les fonds de financement européens
  • Court-circuiter la DGA – voire dans mes rêves les plus fous la faire exploser pour la reconstruire de zéro – pour passer en mode action – vs bureaucratique – sur les drones offensifs et défensifs

Pas gagné si j’en juge à la situation insurrectionnelle actuelle et à la bêtise irresponsable crasse de la majorité des députés. Mais le pire n’est jamais certain, la France un grand pays, peut-être saura-t-elle restée au moins une puissance moyenne !

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